13 février 2020

Sur les modernistes brésiliens à Paris (et leur bibliographie)

Dans l’ouvrage Les Brésiliens à Paris au fil des siècles et des arrondissements d’Adriana Brandão (préf. de Gilles Lapouge, Chandeigne, « Bibliothèque lusitane », 2019, 352p., 23€), place est faite, comme de juste, à quelques modernistes brésiliens, écrivains ou artistes, de passage ou installés à Paris autour des années 1920 : Oswald de Andrade (p.70-73) et Tarsila do Amaral (p.275-278), naturellement, Vicente do Rego Monteiro, mais aussi Patrícia Galvão dite Pagu (p.266-268) — qui bénéficie de la sorte d’une deuxième mention dans un ouvrage généraliste français, après l’entrée « Patrícia Galvão » ménagée par Éric Dussert parmi ses Cachées par la forêt (138 femmes de lettres oubliées) (La Table ronde, 2018).
Au détour de ces évocations, on lit, à propos d’Oswald : « Les premières traductions de ses œuvres mettront plus de cinquante ans à voir le jour. Le recueil Bois Brésil, lui, n’arrive dans les librairies françaises qu’en 2010, c’est-à-dire, quatre-vingt-cinq ans après sa première publication à Paris. » À propos de Pagu : « Ses livres commencent à être traduits en France très tardivement, à partir des années 2010. »
Rappelons donc aux plus curieux que sont actuellement disponibles en librairie, traduits et présentés par Antoine Chareyre : le recueil Bois Brésil d’Oswald de Andrade (éd. bilingue, préf. de Paulo Prado, ill. de Tarsila do Amaral, La Différence, 2010, 398p., 30€), le roman Parc industriel (préf. de Liliane Giraudon, Le Temps des Cerises, 2015, 166p., 14€) et l’autobiographie Matérialisme & zones érogènes (Le Temps des Cerises, 2019, 201p., 15€) de Patrícia Galvão (Pagu).
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Autour de l’ouvrage Les Brésiliens à Paris, Adriana Brandão sera l’invitée d’une rencontre sur le thème « Brésiliennes et espace de liberté à Paris », animée par Mazé Torquato Chotil, vendredi 28 février à 19h30, Institut culturel franco-brésilien Alter’Brasilis, MIJE, 6 rue de Fourcy, Paris 4e. (Voir la présentation de l’événement sur le site des éditions Chandeigne.)

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