28 janvier 2019

Scandaleuse Pagu

Un résumé pour l’autobiographie de Pagu ?
Le voici, excellemment bouclé par quelque rédacteur anonyme d’un quotidien de Rio, dès 1936. Tout y est, ou presque.
(L’ouvrage de Patrícia Galvão (Pagu), Matérialisme & zones érogènes, à paraître aux éditions Le Temps des Cerises, sera en librairie le 7 mars.)


Visage vert et idées rouges
« Pagu », détenue à Paraíso, à São Paulo, continue d’alimenter le sensationnalisme de la presse

Pagu, lors de sa récente arrestation, à São Paulo

São Paulo, le 15 (Correspondance spéciale pour A Nação).
Dona Patrícia Galvão, qui s’est rendue célèbre sous le pseudonyme « Pagu », est de ces créatures destinées à rester toujours au centre des attentions.
Prise par la fièvre ou par le désir d’occuper l’affiche, jolie, jeune, intelligente, mais jugeant ces qualités insuffisantes pour attirer sur elle la curiosité publique, « Pagu », qui appartient à une importante et respectable famille pauliste, est apparue un beau jour, dans la capitale de São Paulo, toute saupoudrée de poudre de riz verte et du bâton violet sur les lèvres.
C’est de ce jour que date la célébrité de « Pagu ».
Se liant, plus tard, à l’écrivain Oswald de Andrade, communiste déclaré, « Pagu » est devenue une sorte de Paul de Tarse féminin de la doctrine marxiste et des credos de Moscou. Après la révolution de 1930, tandis que le général Miguel Costa était secrétaire de la Sûreté publique de São Paulo, « Pagu » et Oswald, profitant d’une ambiance favorable, lancèrent un journal incendiaire, O Homem do Povo, dans lequel ils s’en prenaient à tout ce qui ne sentait pas Lénine, Engels ou Marx. Un jour, la feuille de chou attaqua la Faculté de Droit, en affirmant qu’il fallait raser la vieille et traditionnelle école, et en traitant les étudiants d’ânes bâtés et autres épithètes semblables. Les élèves de la Faculté se rassemblèrent et réagirent, en décidant de saccager la feuille de chou. Se trouvaient à la rédaction, entre autres, Oswald et « Pagu ». L’affaire promettait, et le personnel de la rédaction voulut se mettre à l’abri, en prenant ses jambes à son cou. « Pagu », néanmoins », vit dans cet incident une nouvelle occasion de se mettre en évidence. Et armée d’un révolver, elle fit irruption au sommet des marches. Une huée fracassante accompagna la spectaculaire apparition.
Il y eut des cris, du chahut, des fuites et, bientôt, « Pagu » et quelques-uns des manifestants se trouvaient à la Police centrale, où le général Miguel Costa les admonestait, suspendant dorénavant la circulation d’O Homem do Povo.
« Pagu », la jeune femme qui ne se contentait pas d’être simplement jolie, se rendait de plus en plus célèbre.
À présent, impliquée dans la question de la conspiration communiste, « Pagu » a été arrêtée et incarcérée à la prison de Paraíso.
Mais là encore, dans ce repos imposé, « Pagu » donne de quoi faire aux autorités. De fait, on vient d’observer un curieux conflit juridictionnel entre l’avocat de la jeune communiste et le commissaire de l’Ordre Politique et Social, à propos de la visite de son défenseur à « Pagu ».
L’affaire promet et la femme à la poudre de riz verte qui prêche des idées rouges est certainement en train de se frotter les mains, de contentement. Bien sûr ! Elle est encore une fois sur la sellette…

Trad. A. C.

Source :
« Rosto verde e ideias vermelhas » (texte anonyme)
A Nação, Rio de Janeiro, 16 février 1936, p. 1 et 4
(Photo et légende d’origine.)

14 janvier 2019

« Il vaudrait mieux tout avaler et jeter tout ça. »

un fragment de
Matérialisme & zones érogènes
l’autobiographie précoce de
Patrícia Galvão (Pagu)
aux éditions Le Temps des Cerises

en librairie le 7 mars

23 décembre 2018

Pagu agite la bibliographie

Qui donc osait situer Pagu, azimutalement, quelque part entre Zola, Félix Fénéon, Léon Frapié et Roberto Arlt ? C’était Éric Dussert, dans une bien belle note de lecture sur le roman Parc industriel (Le Temps des Cerises, 2015) parue dans Le Matricule des Anges (n°162, avril 2015).
Voilà que l’article reparaît, dans une version revue et augmentée sil vous plaît, au sein du nouveau recueil de portraits d’Éric Dussert, Cachées par la forêt (138 femmes de lettres oubliées), préf. de Cécile Guilbert, La Table Ronde, 2018 (« Patricia Galvão », p. 419-421). On peut s’en réjouir.
Et pour s’assurer que l’auteure ne retombera pas de sitôt dans l’oubli, Le Temps des Cerises nous prépare un nouveau livre de Pagu en français, son « autobiographie précoce ». Il y est question dengagement communiste et de condition féminine, lun dans lautre. Sous peu, un titre et une couverture. Rendez-vous dans deux mois en librairie.

20 décembre 2018

Encore Pagu

Le nouveau livre de Patrícia Galvão (Pagu) en français, une autobiographie, sera prochainement en librairie.

Une 4e de couverture ?
La voici, rédigée excellemment par quelque tâcheron de l’appareil répressif de la dictature brésilienne, et archivée dans son dossier du Département d’Ordre Politique et Social de São Paulo :

Bien connue par la police de l’Ordre Social, comme communiste de longue date. Ses activités ont été sans nombre. Très vive, et relativement cultivée, elle est apparue sur la scène extrémiste après avoir fait la connaissance de l’écrivain Oswald de Andrade, avec qui elle a contracté un mariage, se séparant de lui par la suite. Elle faisait de la propagande communiste sous toutes les formes, soit en prêchant la doctrine verbalement, soit en distribuant des bulletins. Elle appartenait et jouait un rôle de premier plan dans toutes les organisations extrémistes qui apparaissaient dans cette Capitale. Ici et à Santos, elle a tenté plusieurs fois de faire des meetings, ce dont elle était empêchée, ayant souvent tenté cela par la violence. Au milieu de 1935, elle a embarqué pour l’Europe et s’est trouvée en Russie soviétique. Elle a été arrêtée en flagrant délit, le soir du 23 janvier 1936, quand elle remettait des bulletins communistes à des individus qui, profitant de l’obscurité, sont parvenus à s’échapper avec une partie du matériel subversif.

15 décembre 2018

Encore un communiqué

« Convite !!!!
Entre os meses de outubro e dezembro, os artistas visuais Alcides Rodrigues (Amarelo Gráfico), Felipe Bit, Ítalo Raphael, com a artista convidada, Karine Guerra, realizaram a Ocupação Gráfica Pagu, na Oficina Cultural Oswald de Andrade. O projeto foi uma oficina de arte urbana, com pintura, colagem e serigrafia. No dia 15/12/18 das 14h às 17h acontecerá o encerramento do projeto, com uma Tarde Gráfica, onde os artistas e os participantes da Oficina, realizarão estampas em serigrafia, com elementos da arte do muro, distribuição de cartazes e inauguração do Mural. Quem quiser, pode levar uma camiseta ou uma sacola, para estampar com as matrizes serigráficas disponíveis.
Tarde Gráfica da Ocupação Gráfica Pagu
Sábado 15/12/18 – Das 14h às 17h
Na Oficina Cultural Oswald de Andrade
Estão Todos Convidados \o/ »

14 décembre 2018

Un communiqué

« Precisando ou querendo presentear aquela pessoa maneira que você sabe que é feminista, comunista, militante, ativista ? Aquela pessoa que gosta de literatura brasileira de qualidade ? Seu primo que estuda Letras ? A mãe que é professora de história ?
A Linha a Linha10% de desconto para quem comprar o livro Parque Industrial, de Pagu (Patrícia Galvão), até 31 de dezembro de 2018 !
Para comprar, entre em nosso site, vá até a loja e, na hora de fechar o carrinho, insira o cupom de código : NatalFeminista.
Hohoho, feliz Natal ! »


12 novembre 2018

Curiosité

Rare preuve* du passage du poète guatémaltèque parmi nous.
Sous vos applaudissements.
Prochainement, des preuves plus tangibles en librairie.


* En page de garde d’un exemplaire de Maelstrom (Films telescopiados), prologue de Ramón Gómez de la Serna, Paris, Editorial Excelsior, 1926.


Traduction française à paraître :

Maelström précédé de Luna-Park
choix & établissement des textes, traduction de l’espagnol (Guatemala),
notes, dossier, postface & bibliographie par Antoine Chareyre
Éditions Grèges (Octon), ca. juin 2019

6 novembre 2018

Petite chronique du mouvement international des livres & des idées

Quand un livre est enfin véritablement en bonne voie d’aboutissement (présomption), on range quelques papiers et on retrouve des choses étranges, risibles ou émouvantes.
Mais on n’est ni Gilbert Sorrentino ni Bernard Hœpffner, et on ne publie pas Mulligan stew/Salmigondis.
Alors, pour ceux qu’inquiètent les questions de réception et pour l’édification des générations futures, voici une brève compilation typologique des lettres de refus essuyées par le traducteur du poète guatémaltèque :

L’expéditif :

« malheureusement non ! »

Le négociant en gros :

« J’ai feuilleté les textes que vous m’avez envoyés : c’est bien, mais je ne crois pas que j’arriverai à les vendre à plus de 100 personnes. »

Le zinzin :

« Nous vous remercions pour votre proposition, mais nous ne pensons pas être le bon éditeur pour un tel projet, car :
« 1) Nous ne connaissons pas du tout ce poète, et n’avions même jamais entendu son nom.
« 2) Nous ne croyons pas à la traduction de la poésie. Chaque fois, c’est raté. Il faut apprendre les langues !
« 3) Nous critiquons tous ces éditueurs qui ne se repaissent que de morts : La Barque, Bourgois, Allia, etc. etc. Or, il y a plein de vivants, en France ou même en Belgique ou au Luxembourg, qui crèvent littéralement de n’être pas publiés. Aussi, soyons bibliques (Nouveau Testament), et laissons les morts avec les morts !... (Bourgois & Co.)
« Nous sommes fous... soit, mais nous sommes vivants ! »

La porte étroite :

« Je ne suis pas aussi convaincu que vous l’êtes quant à l’opportunité de publier Cardoza y Aragón. Certes, ce que vous avez eu l’obligeance de me faire parvenir démontre à l’envi des qualités de poète et informe utilement et “bellement” sur la création d’une esthétique, tout en la mettant en œuvre. Ce qui n’est certainement pas rien. Mais, à sa lecture, mon sentiment est qu’elle n’offre pas réellement d’intérêt autre que documentaire. Elle documente un moment esthétique et/ou politique (dans leurs acceptions les plus larges) mais sans, aujourd’hui, pouvoir “vivre d’elle-même” indépendamment de cet ancrage temporel. Cela n’est par exemple pas le cas d’un auteur comme Asturias, dont la poésie (sa “prose” ne me paraît pas développer les mêmes qualités) reste magnifiquement originale et lisible sans qu’on doive la ramener à un contexte de quelque ordre soit-il.
« Entendons-nous bien : je conçois parfaitement qu’une édition de ses œuvres puisse revêtir une importance. Mais, à mon sens, uniquement au regard de ce dont elle montre être la trace ou les linéaments. En dehors de son contexte (auquel elle rend d’ailleurs souvent joliment grâce), cette poésie ne me convainc pas car elle n’est aucunement originale. Existent déjà, en français ou non, et à foison, des tentatives bien plus abouties de cet ordre.
« […] en tant qu’éditeur […] mon objectif, riche d’une connaissance extrêmement large de la littérature passée et contemporaine, est de proposer à la lecture des textes qui enrichissent la pratique dans laquelle ils s’inscrivent. Force m’est de reconnaître qu’ici, ce n’est nullement le cas. Et de vous en faire part. »

Sur ce dernier refus, le seul à dire vrai qui témoigne d’une véritable conscience éditoriale et intellectuelle, il y aurait bien à redire, mais convenons qu’il est de la plus extrême rareté de recevoir un compte rendu de lecture aussi avisé et circonstancié ; il y a là, pour le moins, un débat de fond.
Les éditeurs (ou « éditueurs », comme dit l’autre ?) qui se reconnaîtraient éventuellement dans ces missives anonym(is)ées voudront bien n’en point prendre ombrage. Ce n’est pas tellement une question de personnes, mais de système.
Un système qui loue volontiers ces « passeurs » que sont les traducteurs, ces tâcherons en vérité, mais dont la légèreté ou l’indifférence, ou tout simplement les lacunes objectives à l’endroit de certaines littératures étrangères déjà patrimoniales, ont de quoi laisser pantois. Du coup notre ignorance bée et les lacunes à combler demeurent incommensurables.
Que ces mêmes éditeurs, avec quelques autres, soient sincèrement remerciés d’avoir du moins considéré une proposition spontanée et d’y avoir répondu (ne serait-ce que par une lettre-type), quand tant d’autres, pourtant triés sur le volet, n’ont jamais pris la peine de lui apporter la moindre réponse.

4 novembre 2018

Les couvertures de l'avant-garde hispano-américaine (de Paris)


Luis Cardoza y Aragón
[Guatemala, 1901 – Mexique, 1992]
Maelstrom
(Films telescopiados)
Prólogo de Ramón Gómez de la Serna
Paris, Editorial Excelsior (27, quai de la Tournelle), 1926
11×18 cm, 117 p.

Ouvrage sorti de l’imprimerie des éditions Excelsior, Paris, 1926 ; sans justification de tirage. [4 éditions successives]


Traduction française à paraître :

Maelström précédé de Luna-Park
choix & établissement des textes, traduction de l'espagnol (Guatemala),
notes, dossier, postface & bibliographie par Antoine Chareyre
Éditions Grèges (Octon), ca. juin 2019

30 octobre 2018

« Le Brésil a besoin de bras » : quand Mário de Andrade saluait Blaise Cendrars…

Ces jours-ci paraît le n°2 de Constellation Cendrars (Classiques Garnier, 159p., 26€), le fameux bulletin annuel de l’AIBC (Association internationale Blaise Cendrars) et du CEBC (Centre d’études Blaise Cendrars) qui se plaît à présenter des inédits, des contributions littéraires et des articles critiques rendant compte des recherches actuelles autour de l’œuvre de Cendrars.

Les passionnés du Cendrars brésilien ou du Brésil cendrarsien (ce qui n’est sans doute pas tout à fait la même chose) s’y régaleront p.43-64 d’un document essentiel dans l’histoire de la réception de l’œuvre et de la personnalité de l’écrivain au Brésil, et en particulier parmi les intellectuels et artistes de la génération moderniste dans les années 1920 : le long article que le « pape du futurisme » local, j’ai nommé Mário de Andrade, consacra à l’hôte prestigieux, modèle d’émancipation avant-gardiste, dès son arrivée en 1924, dans la très sérieuse Revista do Brasil.
Un acte de lecture généreux, subjectif, un exercice critique engagé et scrupuleux, et somme toute un hommage pour le moins paradoxal où s’exerce une belle forme d’anthropophagie culturelle avant la lettre, et où s’énonce, par la même occasion, une certaine conception du Brésil. Une grande petite histoire d’influences et de discriminations. L’article valut à Mário, à l’époque, les moqueries de quelque observateur français par trop chagrin — et de Cendrars lui-même. On jugera sur pièce.
Tiré des archives (et d’un projet d’anthologie au long cours), jusqu’alors inédit en français, ce texte est ici présenté, traduit et annoté par le spécialiste mondial de ces passionnantes questions.

Résumé (officiel) :
Mário de Andrade (1893-1945), jeune poète, critique et chef de file du mouvement moderniste à São Paulo, est avec cet article l’un des premiers à célébrer la venue de Cendrars au Brésil, en 1924. Après un bilan de l’œuvre, passionnément lue et étudiée, l’auteur s’interroge sur le jeu des influences européennes dans le Brésil d’alors et, comme par un sursaut de sentiment national, en vient à définir l’apport de Cendrars, paradoxalement émancipateur, à sa propre démarche poétique et intellectuelle.

19 octobre 2018

Un communiqué

Voyez comme les esprits & les langues s’agitent, au Brésil, autour d’Oswald de Andrade & du modernisme, à l’occasion des 90 ans du Manifeste anthropophage


O Manifesto Antropófago, escrito por Oswald de Andrade, foi o início de um movimento de vanguarda que marcou a primeira fase modernista no Brasil, com o objetivo de estruturar uma cultura de caráter nacional. Em 2018, o Manifesto completa 90 de publicação e, para celebrar, a Rede de Museus-Casas Literários de São Paulo, em parceria com a Oficina Cultural Oswald de Andrade, instituições da Secretaria da Cultura do Estado, realizam o « Devorando Oswald », projeto que acontece entre outubro e dezembro e reúne shows, recitais, filmes, palestras, cursos e muito mais. A proposta é colocar em evidência a obra crítica-literária de Oswald, criando diálogos com a música, o cinema, o teatro e outras linguagens.

No ciclo de palestras Antropofagia e tradução, Álvaro Faleiros, Edgar Filho, Izabela Leal e Marcelo Tápia partem do conceito de antropofagia de Oswald de Andrade e avaliam a sua relevância para os estudos da tradução literária, abordando o tema de diferentes perspectivas. Os encontros acontecem 18, 19, 25 e 26 de outubro, quinta e sexta-feira às 19h na Casa Guilherme de Almeida.

O espetáculo Esbarro é inspirado nos encontros e desencontros da amizade entre Mário e Oswald de Andrade. Na intervenção cênica, José Rubens Chachá e Pascoal da Conceição dão vida a Oswald e Mário nos dias 20 e 27 de outubro, sábado às 18h na Oficina Cultural Oswald de Andrade e 24 de novembro e 1 de dezembro, sábado às 19h na Casa Mário de Andrade.

Qual o impacto da tropicália na arte brasileira do século XXI? No curso Tropicália hoje, Luciano Garcez aborda os contextos históricos e as características estéticas da Bossa Nova e da Tropicália, bem como seus protagonistas e sua influência na cultura musical brasileira, a partir da análise de poesias e músicas. A atividade acontece na Casa das Rosas entre 10 de novembro e 1 de dezembro, sábado às 16h.

Veja a programação completa do Devorando Oswald:

OUTUBRO

Palestra | Ouvindo Oswald
9/10. Terça-feira, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Cid Campos
Conversa com o responsável pelo tratamento musical de Ouvindo Oswald (1999), que fala do processo desse trabalho que recuperou registros da voz de Oswald de Andrade realizados no final de sua vida.

Curso | A (Re)formação da literatura brasileira: uma tradição concreta
10 a 31/10. Quartas-feiras, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Dirceu Villa
São apresentadas importantes intervenções críticas da poesia concreta na reinvenção da tradição poética do Brasil, que promove a revisão histórica e literária de autores como Gregório de Matos, Sousândrade, Kilkerry e Oswald de Andrade.

Sarau | Os três Andrades
13/10. Sábado, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Alexandre Mello, Déborah Castolline, Gabriel de Almeida Prado e Liw Ferreira
O sarau apresenta uma seleção de poesia modernista brasileira a partir de canções que dialogam com poemas dos famosos três Andrades: os poetas Mário, Oswald e Carlos Drummond.

Palestra | A (Re)visão de Oswald de Andrade por Haroldo de Campos
16/10. Terça-feira, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Thiago de Melo
Refletindo sobre como Haroldo de Campos abordou a ideia de tradição literária dentro de sua produção ensaística, a palestra discute a dialética envolvida na revisão que o autor fez sobre a obra do modernista Oswald de Andrade.

Bate-papo | A escrita experimental de Oswald de Andrade
18/10. Quinta-feira, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Susanna Busato
Em uma discussão crítico-analítica das formas do discurso poético de Oswald, o bate-papo discute o que o estilo proposto por ele ainda tem a nos ensinar.

Palestra | Antropofagia e Tradução
18 a 26/10. Quintas e sextas-feiras, 19h às 21h
Local: Casa Guilherme de Almeida
Com Marcelo Tápia (18/10), Edgar Filho (19/10), Izabela Leal (25/10) e Álvaro Faleiros (26/10)

2º Sarau « Performance Mater »: especial Oswald de Andrade
20/10. Sábado, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Flávio Viegas Amoreira, Leonardo Aldrovandi e Mauricio Salles Vasconcelos
O sarau traz escritores que manifestam em sua expressão desdobramentos da influência de Oswald de Andrade e da Tropicália.

Teatro | Esbarro
20/10 e 27/10. Sábados, 18h às 20h
Local: Oficina Cultural Oswald de Andrade

NOVEMBRO

Curso | Tropicália hoje
10/11 a 1/12. Sábados, 16h às 18h
Local: Casa das Rosas

Oswald de Andrade e Flávio de Carvalho: amigos, antropófagos
13/11. Terça-feira, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Veronica Stigger
A partir da leitura cruzada de retratos que um fez do outro – como o retrato a óleo de Oswald feito por Flávio, e a transformação de ações de Flávio em elementos da peça O homem e o cavalo, de Oswald – a palestra fala da relação de amizade e afinidade estética entre estas duas grandes personalidades do modernismo.

Sarau para Oswald
17/11. Sábado, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Beatriz Azevedo
Dedicado especialmente a celebrar a obra oswaldiana, o recital conta com performances poético-musicais que atualizam a percepção de seus poemas e textos.

Sarau | Expresso Poesia Especial: Mario de Andrade
24/11. Sábado, 14h30 às 15h
Local: Casa das Rosas
Com Pascoal da Conceição

Bate-papo | Poéticas 21: a poesia e os poetas em debate
24/11. Sábado, 19h às 21h
Local: Casa das Rosas
Com Chacal e Bruno Brum. Mediação de Edson Cruz
Dois poetas convidados, um veterano e outro nem tanto, dialogam sobre seus projetos, sua visão de mundo, suas leituras de formação, obras e autores favoritos. Tudo recheado com a leitura de poemas próprios, com mediação do poeta e editor Edson Cruz.

Teatro | Esbarro
24/11 e 1/12. Sábados, 19h às 21h
Local: Casa Mário de Andrade

DEZEMBRO

Sarau | Expresso Poesia Especial: Oswald de Andrade
1/12. Sábado, 14h30 às 15h
Local: Casa das Rosas
Com José Rubens Xaxá

Cinema | Luz vadia – mostra de cinema antropofágico
1, 11, 12, 13 e 14/12. Diversos horários
Local: Casa Guilherme de Almeida
Curadoria de Rudá K. Andrade
Orgia ou O Homem que Deu Cria (1970) | 1/12. Sábado, 15h
Direção: João Silvério Trevisan
Como era gostoso meu francês (1971) | 11/12. Terça-feira, 18h
Direção: Nelson Pereira dos Santos
Curtas-metragem de Rudá K. Andrade | 12/12. Quarta-feira, 18h
Exibição de Luz vadia (2005), Gigante de Jequitinhonha (2005), Postumus (2001), Castelar (2012) e Vissungo com angu (2013).
Hitler 3º Mundo (1968) | 13/12. Quinta-feira, 18h
Direção: José Agrippino de Paula
O Homem do Pau Brasil (1981) | 14/12. Sexta-feira, 18h
Direção: Joaquim Pedro de Andrade

Exposição | Tarsivaldo
1/12/2018 a 2/3/2019. Terça-feira a domingo, 10h às 18h
Local: Casa Mário de Andrade
A mostra exibe a troca de correspondência entre Mário de Andrade e o casal Oswald e Tarsila do Amaral, além de textos, fotos e pinturas relacionadas, com intuito de revelar aspectos da amizade entre os três artistas modernistas.

Palestra | Cartas de Mário – A relação entre Mário e Oswald por meio das correspondências
1/12. Sábado, 16h às 18h
Local: Casa Mário de Andrade
Com Gênese Andrade
Na palestra, o público pode conhecer a convivência estabelecida entre Mário e Oswald de Andrade por meio da troca de correspondências.

Evento | Paulista Poética: Oswald na mira
8/12. Sábado, 10h30 às 21h
Local: Casa das Rosas
Neste programa celebrativo dos 14 anos de Casa das Rosas como Espaço Haroldo de Campos de Poesia e Literatura, o Museu exalta a multiplicidade poética da cidade. Além disso, para integrar a comemoração dos 90 anos do Manifesto Antropófago, o evento será também dedicado à obra de Oswald de Andrade, contando com show especial de José Miguel Wisnik, que apresenta versões musicadas de poemas do autor.

Oficina | Cartas entre amigos – Tarsila, Oswald e Mário
8/12. Sábado, 14h30 às 16h
Local: Casa Mário de Andrade
Com Núcleo de Ação Educativa
A proposta desta oficina é vivenciar a leitura e a escrita de cartas pessoais. Os participantes têm acesso a parte da correspondência trocada entre Mário de Andrade e seus amigos durante uma visita especial em sua antiga residência.

SOBRE A POIESIS
A POIESIS – Organização Social de Cultura é uma organização não governamental que desenvolve e gere programas e projetos, pesquisas e espaços culturais, museológicos e educacionais voltados para a formação complementar de estudantes e do público em geral. A instituição trabalha com o propósito de propiciar espaços de acesso democrático ao conhecimento, de estímulo à criação artística e intelectual e de difusão da língua e da literatura.

Serviço: Devorando Oswald
De outubro a dezembro.
Mais informações nos sites e redes sociais dos espaços.
Casa das Rosas – Avenida Paulista, 37, Paulista
Casa Guilherme de Almeida – Rua Macapá, 187, Sumaré
Casa Mário de Andrade – Rua Lopes Chaves, 546, Barra Funda
Oficina Cultural Oswald de Andrade – Rua Três Rios, 363 – Bom Retiro

Poiesis – Assessoria de Imprensa
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